Souchon Alain
Alain Souchon, (Alain Kienast), né le 27 mai 1944 à Casablanca, Maroc.
Bien que parisien de pure souche, Alain Souchon est né à Casablanca.
Le premier tournant de sa vie, Alain Souchon le connaît à quinze ans, lorsque son père se tue dans un accident de voiture. Il part alors pour la Haute Savoie, et va suivre des études dans le lugubre collège de Cluses. C'est dans ces conditions que, dit-on, il découvre ce que le mot « spleen » représente... C'est encore là bas qu'il rate son Bac par trois fois, avant de partir pour Londres.
En Grande Bretagne il vit en travaillant la nuit dans les pubs , et découvre au travers des Beatles et des Rolling Stones, la musique anglo-saxonne. Il faut dire que dès 1960 et l’achat de sa première guitare rue de Rome, la musique est sa principale motivation.
Un an plus tard, à son retour à Paris, il tombe amoureux des Gréco, Vian, Ferré, Prévert, Brel, Brassens ou Gainsbourg, et décide de faire de la chanson son métier. En 1969, il rencontre Françoise Villechevrolle, qui deviendra sa femme deux ans plus tard.
C'est justement en 1971, que Souchon signe un contrat chez Pathé Marconi. Trois 45t sont alors enregistrés, mais aucun ne s'attire les graces du public. Après avoir enchaîné divers petits boulots, il rencontre en 1973 Bob Socquet, qui est directeur artistique chez RCA. Soquet lui présente un jeune arrangeur du nom de Laurent Voulzy, qui va faire les arrangements du premier 33t de Souchon. C'est le début d'une association musicale et amicale.
Dés le deuxième album, le duo s'est parfaitement réparti les taches, Laurent Voulzy à la musique et Alain Souchon à l'écriture. Bidon sort en 1976, et Jamais content, l'année suivante, recèle quelques bijoux comme Y'a d'la Rumba dans l'air, Poulailler's song ou Jamais content. En 1978, le quatrième album, Toto 30 Ans contient entre autre la chanson L'amour en fuite, du film de François Truffaut, et dans un autre genre Papa Mambo.
En 1980, sort l'album Rame, et la même année Claude Berri l’engage au cinéma pour tourner dans le film "Je vous aime". Souchon tournera par la suite sept autres films dont "L’été meurtrier" de Jean Becker avec Isabelle Adjani. En 1983, sur l'album On avance, seul la musique de Saute en l'air est signée Voulzy, les autres morceaux sont écrits en collaboration avec Michel Jonasz, Louis Chédid, David Mc Neil. Sur l'album suivant (C'est comme vous voulez), le duo Souchon-Voulzy est de nouveau réuni, avec des tubes comme La Ballade de Jim et Faust. La tournée "Chacun mon tour" enchaîne sur l'album, des concerts où Alain Souchon et Véronique Sanson se partagent la scène.
En 1989, les trois tubes de l'album Ultra moderne solitude (Les cadors, La beautée d'Ava Gardner et Quand j'serais KO), sont signés Souchon. Il faut attendre 1993 pour entendre de nouvelles compositions. Ce sera C'est déjà ça, onze chansons dont Foule sentimentale, L'amour à la machine... Un album où les guitares sont de retour, au détriment des synthétiseurs.
Fin 1999, Sort Au ras des pâquerettes, un disque dont Souchon lui même dit qu'il pourrait être le dernier : « Je ne sais pas si je saurais écrire d’autres chansons. J’ai mis cinq ans cette fois-ci. La prochaine fois, je vais mettre dix ans et ce sera ridicule. On dira : le pauvre.»
Qu'on se rassure, la source n'est pas tarie, et en 2005 Alain est de retour avec La vie Théodore. Son nouvel album est attendu pour l'automne 2008. |